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Juin 14

Les effets du réchauffement climatique

Le scientifique Jon Aars a observé et photographié dans un fjord norvégien un ours polaire dépeçant un dauphin. Le réchauffement climatique est mis en cause.

Conséquence du réchauffement, un ours polaire mange un dauphin dans le fjord Raudfjorden  sur le Spitzberg. | AFP

Conséquence du réchauffement, un ours polaire mange un dauphin dans le fjord Raudfjorden sur le Spitzberg. | AFP

Les ours polaires ont été vus pour la première fois en train de dévorer des dauphins dans l’Arctique, conséquence probable, selon des scientifiques, du changement climatique qui rapproche des espèces jusqu’alors sans aucune interaction connue.

Lors de recherches au Svalbard (Spitzberg) dont il vient de faire état dans la revue Polar Research, Jon Aars de l’Institut polaire norvégien a observé et photographié en avril 2014 un ours se repaissant de dauphins à nez blanc dans un fjord de cet archipel norvégien perdu à un millier de kilomètres du pôle Nord.

Ces cétacés ne figurent normalement pas au menu de l’ours blanc. Trônant tout en haut de la chaîne alimentaire, celui-ci se nourrit principalement de phoques mais, prédateur opportuniste, il peut aussi jeter son dévolu sur de petites baleines.

Si les dauphins à nez blanc fréquentent ces eaux septentrionales l’été lorsque la banquise a fondu, ils n’y avaient jusqu’à présent jamais été observés en hiver ou au printemps, saisons où la mer est généralement recouverte de glace.

Selon les chercheurs, le recul prononcé de la glace marine, voire sa quasi-absence, dans la région au cours des hivers derniers a pu attirer les cétacés, lesquels ont sans doute été piégés par la formation soudaine d’un pack sous l’effet de vents du Nord.

Selon Jon Aars, l’ours, un vieux mâle visiblement famélique, a vraisemblablement capturé les deux dauphins alors que ceux-ci étaient remontés à la surface pour respirer à travers un petit trou dans la banquise. « L’ours polaire côtoie des espèces qu’il n’avait jusqu’à présent pas l’habitude de côtoyer » a indiqué Aars

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Selon les scientifiques, il ne s’agit pas d’un exemple isolé même si les autres cas marquent moins les esprits car ils mettent en scène des espèces moins emblématiques. « Il y en a plein d’autres mais ils sont beaucoup plus discrets », souligne Gilles Boeuf, un des grands spécialistes français de la biodiversité et président du Muséum national d’histoire naturelle.

Le réchauffement peut déplacer soit la proie soit le prédateur: un requin tigre a ainsi été observé pour la première fois en Méditerranée récemment.

« On sait qu’il y a des poissons qui étaient dans le sud qui sont remontés », précise le directeur de l’association Humanité et Biodiversité, Christophe Aubel. « Est-ce que leurs proies ont aussi suivi? Ce n’est pas sûr ».

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