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Oct 09

Découvrir le métier d’Observateur de mammifères marins

http://www.infodimanche.com/actualites/actualite/183782/demystifier-le-metier-dobservateur-de-mammiferes-marins

http://www.infodimanche.com/actualites/actualite/183782/demystifier-le-metier-dobservateur-de-mammiferes-marins

 

Observer des mammifères marins dans leur milieu naturel reste pour beaucoup un passe-temps, mais saviez-vous que l’on peut en faire son métier au Canada ?

 

« Dehors toute la journée à ne rien faire, ça doit-être le fun! » Et pourtant, au-delà des préjugés et des jugements faciles, l’observateur de mammifères marins doit détenir certaines qualités et connaissances spécifiques. Sa mission est de faire respecter la réglementation associée à la surveillance de travaux maritimes et susceptible d’avoir des impacts sur les baleines et les espèces listées et protégées par la Loi sur les espèces en péril du Canada.

Ce métier est méconnu, et pour cause, les observateurs marins sont peu nombreux. La formation d’observateur de mammifères marins (OMM) et d’opérateur de système d’acoustique passive (PAM) imposait jusqu’à tout récemment de s’expatrier hors du continent. Aujourd’hui le Québec est le seul endroit au Canada où cette formation peut être suivie.

À ce jour, une quarantaine d’observateurs ont été formés. S’il s’agit bien souvent d’un travail d’appoint pour des biologistes ayant déjà une connaissance du Saint-Laurent, il est possible d’y œuvrer à temps plein, en acceptant à l’occasion des mandats à l’étranger.

« Aux États-Unis et en Europe, c’est un métier qui profite d’une excellente structure, qui a même son association, The Marine Mammal Observer Association (MMOA) », ajoute Mme Blier. Le ROMM qui a rempli de nombreux mandats d’observation, dont évidemment celui de Gros-Cacouna, emploie actuellement huit observateurs.

 

OBSERVATEUR

Ce métier d’observateur de mammifères marins est-il facile? « Il faut avoir la capacité d’être attentif pendant de longues heures en regardant la surface de l’eau. Il faut pouvoir identifier les espèces observées. Il faut pouvoir connaitre et reconnaitre les comportements associés au dérangement et à l’évitement. Il faut aussi être capable de communiquer efficacement pour faire arrêter les travaux lorsque le permis délivré exige que les travaux soient suspendus tant et aussi longtemps qu’il y un mammifère marin dans une zone précise, et si ces directives ne sont pas respectées par l’entrepreneur, il faut alors aviser les autorités compétentes pour dénoncer les comportements fautifs. Tout ça, ce n’est pas donné à tout le monde ! », répond Mme Pieddesaux.

 

INSCRIPTION

Pour les personnes intéressées, la prochaine formation aura lieu à Grande-Rivière, du 20 au 27 octobre 2014. Pour plus d’informations, contactez Véronique Nolet à developpement@romm.ca.

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